COVID-19 : Les mesures provisoires dans le secteur d’activité des transports

COVID-19 : Les mesures provisoires dans le secteur d’activité des transports

Pendant la période de confinement et la fermeture des établissements recevant du public, le secteur du transport continue de fonctionner, même au ralenti. Les voitures avec chauffeur (taxi et VTC) peuvent continuer à circuler, mais en respectant les mesures préconisées.

Respect des gestes barrières

Afin d’éviter tout contact entre le chauffeur et les clients, chacun est tenu de respecter la distance minimum d’un mètre. Les clients doivent être informés de cette obligation par le biais d’un affichage qui les renseignera sur les mesures d’hygiène et de distanciation à respecter.

Par ailleurs, il n’est plus autorisé de transporter un passager à l’avant auprès du conducteur. À l’arrière d’une berline, il faut placer au maximum deux personnes. En revanche, pour les vans, plus spacieux, il est possible d’embarquer davantage de passagers selon la taille du véhicule, mais toujours en respectant la distance préconisée, soit 1 m au minimum.

Il faut également éviter les contacts liés aux paiements. Les chauffeurs VTC peuvent recevoir les frais de course via leur application, tandis que les clients de taxi sont invités à utiliser des moyens nécessitant peu ou pas de manipulation mutuelle. Ainsi, mieux vaut éviter de payer en liquide, et préférer les cartes ou les applications.

Désinfection du véhicule

Le chauffeur professionnel doit désinfecter le véhicule au moins une fois par jour, et en présence de traces de souillure visibles. Les surfaces souvent en contact avec le conducteur ou les passagers doivent faire l’objet d’une attention particulière. En outre, les voitures destinées au transport de personnes doivent également être bien aérées. Les vitres doivent être ouvertes en permanence lorsque le chauffeur de taxi attend ses clients.

Les passagers sont invités à toucher le moins possible les poignées de la portière, et à laisser le conducteur leur ouvrir la porte. Cela permet de limiter les risques de contamination par les objets. Les clients doivent aussi emporter tous leurs déchets avec eux en sortant du véhicule.

Refus des passagers malades

Les services de transport avec chauffeur restent disponibles pour assurer la mobilité professionnelle du personnel soignant et d’autres travailleurs. En revanche, le transport public est fortement déconseillé aux personnes présentant des symptômes du COVID-19. Ainsi, le chauffeur peut refuser de faire monter dans son véhicule un client porteur du coronavirus ou qui manifeste des symptômes suspects. D’ailleurs, rappelons qu’en cas de symptômes liés au COVID19, la personne malade doit rester chez elle et appeler un médecin ou le SAMU. Elle ne doit en aucun cas emprunter un moyen de transport public.

Chauffeur de taxi

Ralentissement des activités en région parisienne

Paris, et plus généralement la région Ile-de-France est la plus touchée par la baisse d’activités des chauffeurs de taxi VTC. Les compagnies comme Uber affichent une réduction drastique des courses, et leur activité se résume aujourd’hui à seulement un cinquième de leurs courses habituelles. Certains chauffeurs doivent attendre des heures avant d’obtenir une petite course qui ne coûte même pas 20 euros.

Les chauffeurs continuant à exercer la profession, ou qui ont décidé d’arrêter temporairement peuvent demander conseil auprès d’un expert-comptable pour mieux appréhender leur situation, et obtenir un soutien en ces périodes difficiles.